Notre histoire
Deux frères.
Un constat.
Une canne.
NEPHE est né dans un vestiaire de La Chaux-de-Fonds, entre deux cannes cassées et une facture de trop.
01
D'où on vient
On a grandi sur la glace. Formés au HC La Chaux-de-Fonds, puis passés par l'élite : Pablo à Bienne, Matisse à Fribourg. On est aussi passés par la MySports League, la troisième division suisse, du côté des Franches-Montagnes.
Cinq à six entraînements par semaine, pendant des années. À nous deux, ça fait une trentaine d'années de hockey.
On connaît ce sport de l'intérieur. On connaît aussi, très précisément, ce qu'il coûte.

Photo: Pee-wee 2015
02
Ce qu'on a vu autour de nous
Une canne haut de gamme, c'est plus de CHF 350. Sur une saison, on en casse huit, neuf, parfois dix. Ce n'est pas une exception, c'est la norme.
On a vu des copains lever le pied, jouer avec du matériel qui ne suivait plus, ou arrêter. On a vu des parents payer, saison après saison, sans jamais rien dire.
On nous l'a déjà dit : à ce prix-là, c'est presque de la charité. On l'assume.
Si NEPHE existe, c'est d'abord à cause de ce qu'on a vécu, pas parce qu'on a repéré un marché à prendre. Notre objectif tient en une phrase : que le prix d'une canne ne soit plus la raison pour laquelle quelqu'un arrête de jouer.
03
La question que personne ne pose
Pourquoi une canne de hockey coûte-t-elle CHF 350 ?
Tout le monde paie. Personne ne demande pourquoi. Alors on a cherché ailleurs, commandé en direct, comparé, démonté ce qu'on avait sous la main. Et on a fini par comprendre une chose que personne ne dit à voix haute.
Le carbone n'a jamais été ce qui coûte cher.
Ce qui coûte cher, ce sont les campagnes publicitaires mondiales, les contrats de sponsoring, les équipes de distribution, les marges de revendeurs et les showrooms dans chaque pays. Tout ça finit sur ton addition, et rien de tout ça n'améliore ton tir.
La vraie question n'était donc pas de savoir comment faire une canne moins chère. C'était de comprendre pourquoi personne ne l'avait fait avant.
04
Un partenaire, pas une usine anonyme
Le marché est envahi de contrefaçons et de cannes sans nom, commandées en gros depuis l'Asie. Le prix est bas, et c'est bien le seul argument. Le problème, c'est ce qui arrive dans le carton : aucun contrôle, aucune constance d'un lot à l'autre, et personne à qui parler quand la canne lâche au bout de trois matchs. Tu paies deux fois.
On a fait l'inverse. Un seul partenaire de fabrication, choisi après une longue recherche. Un ingénieur avec plus de vingt ans d'expérience dans la fabrication de cannes en carbone, qui a passé sa carrière à produire pour les grands noms du marché.
On travaille main dans la main. On audite la production sur place, on suit chaque lot, et on répond de ce qu'on vend.
La seule façon de battre la contrefaçon, ce n'est pas de casser encore le prix. C'est de faire mieux qu'elle. Et on ne s'arrête pas là : avec lui, on fait évoluer le design technique de la canne, série après série, pour la rendre toujours plus solide avec ce que permettent les matériaux d'aujourd'hui.
05
Pourquoi NEPHE
Nephe vient de nephos, le mot grec pour "nuage". Le nom est arrivé le jour où on a soupesé le premier prototype abouti. 350 grammes, presque rien dans les mains.
Un nom court, une idée simple : la canne doit disparaître, et laisser toute la place au geste.
06
25 avril 2026
Patinoire des Mélèzes, tournoi des Bourdons. On a monté un stand, posé nos cannes sur une table, et on a laissé les joueurs les prendre en main. C'était le lancement officiel.
Trois semaines plus tard, on était au Championnat du monde à Fribourg. Et en moins de trois mois, près de mille cannes sont parties.

Photo: Muriel Antille
Ils en ont parlé
La presse
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Ce qu'on te promet
Tu casses ta canne un vendredi, tu dois pouvoir rejouer le mardi. Les flex et les courbes les plus demandés restent disponibles, et on dimensionne nos commandes pour ça.
Pas de commande groupée, pas cinq semaines d'attente. On expédie depuis La Chaux-de-Fonds, sur le stock disponible.
Pas de star payée, pas de showroom, pas de réseau de revendeurs. On reste une petite structure, et c'est un choix.
08
Ce qui arrive
Une canne de gardien, en développement. Une nouvelle génération de manche, en test. Et le reste de la gamme, pièce par pièce.
On continue à concevoir depuis La Chaux-de-Fonds, on continue à jouer, et on continue à casser des cannes. C'est encore la meilleure façon de savoir si elles tiennent.
Matisse & Pablo, La Chaux-de-Fonds